Parisloire met en bobines vos besoins

Publié le 12 février 2019 | Entreprises

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Face au développement de son activité de bobinage et aux mutations du métier, Parisloire investit dans de nouvelles machines et va s’agrandir.

Spécialiste du bobinage, Parisloire exerce son activité de niche depuis Lussac-les-Châteaux. Partant de bobines de fabricants (papier, carton, film, étiquette …), l’entreprise les redimensionne pour qu’elles correspondent au parc machines de clients comme Richard Laleu, Aubin Imprimeur, Saint-Gobain, Nestlé, Aperam ou encore Airbus. Face au développement de l’activité et aux mutations du métier, la société investit dans de nouvelles machines et va s’agrandir.

Créée en 1986, Marc et Zeinab Bouquet ont repris l’entreprise en 2008. A leur arrivée, ils ont réorienté Parisloire et travaillent aujourd’hui pour le secteur de l’emballage, plutôt que celui de l’impression. Ainsi, les bobines finales sont utilisées par exemple dans l’emballage des produits Rowenta, des rouges à lèvres Yves Saint-Laurent ou encore la protection de pièces pour Airbus. « Sur un porte-feuille de 150 clients, la presque totalité ne nous connaissait pas il y a 10  ans. C’était un vrai challenge, indique Marc Bouquet, le président. Nous avons réussi à maintenir un savoir-faire, une expertise. Nous ne sommes plus seulement sur de la découpe, mais nous conseillons nos clients sur quel papier utiliser. »

Le client peut fournir la matière première et Parisloire découpe selon son cahier des charges. « Nous nous effaçons derrière le client. Notre rôle est d’obtenir une bobine comme il le souhaite. » Pour l’agroalimentaire, la société élimine par exemple les défauts de bobines de papier sulfurisé et les renvoie pour être intégrées à la production finale.

L’entreprise dispose aussi de son propre stock de bobines. Parfois dégradées ou issues d’une fin de série, elles sont ainsi revalorisées avec de nouveaux formats. « Notre taille fait notre richesse, nous nous adaptons aux demandes, poursuit Zeinab Bouquet, directrice générale. Nous cherchons aussi à donner une nouvelle application à un papier qui n’était pas forcément destiné à cela. C’est aussi cela notre expertise : proposer de nouvelles solutions d’emballage à nos clients. » Redécouper une bobine peut aussi permettre de la revaloriser en cas de dégâts des eaux ou de sinistre.

Avec deux entreprises du secteur (Tramétal et MES), Parisloire s’est également investie pour créer un dévidoir à papier recyclé et recyclable. Le couple souhaite d’ailleurs communiquer davantage sur ce produit et sur l’entreprise grâce à un site internet revu.

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Un nouveau bâtiment

Aujourd’hui, face à son développement (+15 % par an ces dernières années), l’entreprise se retrouve à l’étroit. « Nos capacités de production sont à saturation, note Marc Bouquet. Le stockage est aussi problématique. Nous avons construit un premier dossier, mais face à la croissance des marchés nous l’avons revu avec plus d’ambition. » Un nouveau bâtiment va être construit à l’arrière de l’entreprise. Dédié au marché de l’agroalimentaire, une nouvelle machine y sera ensuite installée et une deuxième sera déplacée. « Avec cette nouvelle bobineuse, nous allons faire un saut technique et technologique. Elle apportera plus de précision et donc de qualité, ainsi que plus de possibilités dans le rendu final. » Les locaux sociaux (vestiaires, espace de repos …) seront également revus. L’investissement est d’1,2 M€.

En ajoutant des panneaux photovoltaïques sur la toiture, l’entreprise souhaite consommer l’électricité qu’elle va ainsi produire. Elle a déjà échangé ses cinq chariots élévateurs thermiques contre des électriques.

Avec 18 salariés, la société cherche également à recruter trois à quatre personnes. « Nous cherchons surtout des personnes qui ont envie, qui sont curieuses, autonomes et polyvalentes. Nous avons créé nos propres parcours de formation en interne et nos procédures de travail. La formation en entreprise est fondamentale, sinon c’est la stagnation. Nous ne sommes plus sur des métiers où la personne va faire la même chose pendant sept heures d’affilée. Nous avons d’ailleurs plus un management participatif où chacun est conscient de son rôle, de sa place et fait des propositions pour améliorer son poste et la productivité. »

M. W.

Partenaire : Inovis asset management