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Les porcelaines Deshoulières voient leur avenir s’éclaircir

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Les porcelaines Deshoulières voient leur avenir s’éclaircir

Si le groupe Deshoulières connaît des difficultés depuis plusieurs années, avec son rachat en juin, le début de l’année 2017 est plutôt favorable.

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Si le groupe Deshoulières connaît des difficultés depuis plusieurs années, avec son rachat en juin, le début de l’année 2017 est plutôt favorable. 

L’année 2016 a été éprouvante pour le groupe Deshoulières. En juin, Jean-Claude Kergoat a racheté  aux actionnaires russes (présents depuis 2002) les trois sites, dont celui de Chauvigny, avec son groupe Janus Cession Konsult & Kapitalinvestering. Il possède par ailleurs 13 sociétés dont la Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément, les Céramiques Carré, les Émaux de Briare ou encore la Cristallerie de Portieux. Avec les marques Deshoulières et Aplico, il rajoute la porcelaine dans les savoir-faire du groupe. « Fin 2016, nous avons retrouvé notre productivité, soit 70 000 pièces produites par mois, souligne Gilles Fusté, le directeur du site de Chauvigny. Le carnet de commandes est bon, nous avons une visibilité à six mois. Cela fait du bien au moral des salariés. 2017 sera une bonne année. »

Malgré les licenciements, le groupe Deshoulières a su préserver ses savoir-faire dans la fabrication de porcelaine pour les arts de la table et l’hôtellerie. L’activité est présente depuis 1826 à Chauvigny. Au départ sur la ferme des Maras, il s’agissait principalement de poterie. Dans les années 1900, la famille Deshoulières se lance dans la porcelaine et ne s’arrêtera pas. Le site de Chauvigny compte aujourd’hui 46 salariés, auxquels se rajoutent ceux des sites de Foëcy (Cher) et Le Dorat (Haute-Vienne) pour atteindre environ 120 personnes.

Conserver les savoir-faire

Les différentes étapes de fabrication d’un plat sont restées les mêmes. La pâte est mise en forme et séchée. La forme est finalisée puis cuite une première fois à 920°C. Le plat passe ensuite dans un bain d’émail et cuit une deuxième fois à 1  400°C. Vient ensuite le contrôle qualité. En fonction de la pièce, de la décoration peut être réalisée, il faut alors passer la pièce au four une dernière fois pour fixer la couleur. Pour la fabrication, entre les temps de séchage et de cuisson, il faut compter trois semaines, d’où la nécessité de stocks. Tasse, théière, saladier, plat … il existe plus de 1  000 références et en comptant les différentes couleurs cela représente près de 10  000  pièces différentes. « Sur la création des produits, si la partie design est réalisée par des freelances, le côté technique, dont la création des moules, est assurée en interne. C’est une de nos forces. Aujourd’hui, la tendance est plus à des formes épurées, simples, mais les pièces plus complexes, presque kitch plaisent à l’export et notamment aux Américains. »

Les Etats-Unis en tête

La marque Aplico est principalement vendue via des distributeurs. Le groupe réalise 50 % de son chiffre d’affaires (4,5 M€) à l’export et notamment aux Etats-Unis, vient ensuite l’Europe (Espagne, Italie, Angleterre), puis un peu au Moyen-Orient et en Asie.

Le magasin d’usine est désormais dans l’enceinte de l’usine et a évolué. Il propose toujours une partie vente au kilo, mais aussi du premier choix avec les arts de la table. « Nous aimerions à nouveau ouvrir nos portes aux visiteurs et nous inscrire ainsi dans un tourisme industriel, d’entreprises. C’est important de montrer nos savoir-faire. »

M. W.

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