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Denis Martin, capitaine d’industrie

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Denis Martin, capitaine d’industrie

Dirigeant d’Axitec, premier fabricant français de palonniers à ventouses, Denis Martin est par ailleurs président de l’UIMM des Deux-Sèvres.

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Dirigeant d’Axitec, premier fabricant français de palonniers à ventouses, Denis Martin est par ailleurs président de l’UIMM des Deux-Sèvres.

Pour Denis Martin, l’aventure entrepreneuriale a commencé dans un local prêté par la mairie de Beauvoir-sur-Niort, en octobre 1997, avec à ses côtés deux personnes. Depuis Axitec, fabricant de palonniers à ventouses, a bien grandi. Du petit atelier, l’entreprise a déménagé sur un site plus grand en 2006, sur Niort. La société compte aujourd’hui 17 personnes et le dirigeant s’apprête à franchir une nouvelle étape en transformant la réserve foncière à l’arrière du site actuel en un bâtiment de 1 500 m2 avec des ateliers et bureaux pour fin 2020.

Spécialisée dans la fabrication, la commercialisation et la location de palonniers à ventouses, Axitec est en tête de ce secteur de niche. Son savoir-faire reconnu est parvenu jusqu’aux oreilles d’ArianeGroup. L’entreprise fignole en ce moment deux appareils aux Mureaux, avant de les livrer au groupe spatial à Kourou. « Nous sommes très fiers de cette commande. Un peu d’Axitec participe ainsi à la construction d’Ariane 6 ! »

La société fabrique environ 170 appareils par an en plus de son activité de location, en pleine croissance. « Nos appareils sont multi-activités (atelier ou chantier) et multi-matériaux (acier, verre, bois ou béton), avec en plus la logistique et le service de révision. Cette diversité de clients nous permet de durer. »

D’ingénieur à chef d’entreprise

Originaire de Beaune, en Bourgogne, après une prépa Maths Sup Maths Spé, Denis Martin part à l’Ecole nationale supérieure des Mines de Saint-Etienne. Il exerce ensuite en Normandie, à Paris puis à Niort dans des entreprises d’assurance. « J’étais de moins en moins bien dans ce domaine, plus tellement en phase avec ce monde de l’assurance. Mon tempérament d’ingénieur a repris le dessus. J’avais envie d’autonomie et j’ai saisi la première opportunité qui s’est présentée. »

Il souhaite alors reprendre une entreprise au tribunal, mais l’affaire ne se conclut pas en sa faveur. Une des activités de cette société est laissée à l’abandon. Il décide donc de redémarrer de zéro dans cette branche. « Ce secteur m’intéressait, je sentais son potentiel. J’ai appris la technologie mise en œuvre, le fonctionnement, je me suis entouré des bonnes personnes au bureau d’études et à la fabrication. » Il démarre avec deux salariés. « Il fallait accepter de sauter dans l’inconnu. Au fur et à mesure, j’ai appris à recruter, à vendre, à encadrer, à déléguer … »

Participer à la vie de l’industrie

Il rentre au conseil d’administration de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) des Deux-Sèvres en 2013. En septembre, 2018, il prend la présidence. « C’est à la fois prenant et passionnant. C’est passionnant de participer à la vie d’un syndicat, de l’industrie et même de la société en régissant à l’évolution réglementaire et législative de ce secteur. Il y a aussi les réflexions sur des sujets transversaux, les discussions avec les partenaires locaux, l’élaboration d’actions communes … » L’un des principaux sujets du moment reste l’emploi. Lui-même souhaiterait recruter trois personnes, mais ne trouve pas de candidats « Ce n’est pas que nos métiers n’attirent pas, il y a eu d’énormes progrès pour changer l’image de l’industrie, mais les Deux-Sèvres sont dans une quasi situation de plein emploi. Nous n’arrivons plus à attirer. Aujourd’hui, cette situation freine le secteur, freine mon entreprise. Je refuse des commandes à cause de cela et les commandes perdues ne se rattrapent pas. Et c’est le même constat sur tout le département. Notre secteur paye bien, forme, pour autant il y a une pénurie de main d’œuvre  … Il nous faudrait aller recruter dans d’autres départements, mais la mobilité territoriale est faible en France. »

M. W.

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