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Deux passionnés devenus entrepreneurs

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Deux passionnés devenus entrepreneurs

Passionnés d’escalade, Sabrina Delage et Edouard Mosset ont ouvert The Roof, une salle de blocs d’escalade, à la Demi-Lune, à Poitiers.

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Passionnés d’escalade, Sabrina Delage et Edouard Mosset ont ouvert The Roof, une salle de blocs d’escalade, à la Demi-Lune, à Poitiers.

L’ancien centre de tri de La Poste, à la Demi-Lune, à Poitiers, a trouvé une seconde vie en accueillant le projet The Roof. Les deux porteurs de projet ont également changé de vie. Passionnés d’escalade, Sabrina Delage et Edouard Mosset ont quitté leur emploi respectif pour se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. A la fois, restaurant-brasserie et salle d’escalade en pratique libre, le site a ouvert le 22 décembre dernier. « Le projet est devenu réalité et c’est chouette ! », confirme Edouard Mosset. A 40  ans, cet ancien chef de projet chez Saft a tout plaqué pour se consacrer au pilotage de The Roof. Il gère plutôt aujourd’hui la partie administrative. Sabrina Delage, 26 ans, est, elle aussi, passée de salariée d’une association d’escalade à gérante d’une salle de blocs et s’occupe désormais de l’accueil des groupes et de l’animation de la salle. Mais tous les deux enfilent le tablier de serveur à midi.

Esprit coopératif

Les deux porteurs de projet se sont rencontrés, un peu par hasard, en fin d’année, il y a deux ans. Ces deux férus d’escalade regrettaient le manque de structures sur la ville pour pratiquer leur passion. Chacun réfléchissait secrètement à un projet de salle sur Poitiers. Ils décident alors de mutualiser leurs compétences et leurs efforts pour voir aboutir ce projet. « Nous ne voulions pas voir arriver une franchise commerciale pure. Pour nous, dès le départ, le projet devait s’inscrire dans l’économie sociale et solidaire. » Ils vont ainsi visiter le concept rochelais The Roof et sont séduits. La salle de Poitiers est la 4e du réseau à ouvrir. « Nos tarifs sont étudiés pour qu’un maximum de personnes puisse venir essayer et pratiquer. Tous les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise pour améliorer l’outil, mieux payer les salariés … »

Pour monter leur projet, les deux entrepreneurs ont convaincu 17 associés de les suivre. Edouard Mosset est le président de la coopérative, Sabrina Delage, la directrice.

« Il y a trois collèges : les grimpeurs, les investisseurs (dont une Cigales) et les fondateurs. Chaque collège a une voix, nous pouvons ainsi être mis en défaut par les deux autres groupes. Nous ne sommes pas les seuls maîtres à bord et c’est avant tout l’intelligence collective qui prime. Une vraie communauté, plus large, s’est créée pour l’aboutissement de ce projet. Sur les travaux, l’activité, la partie administrative … nous avons de nombreux soutiens et l’on espère que ça va durer. C’est un challenge, mais c’est aussi, pour tout ceux qui se sont engagés dans le projet, une belle aventure humaine. Nous abattons beaucoup d’heures de travail par jour, mais la satisfaction est là quand un utilisateur nous dit qu’il a bien aimé, qu’il reviendra. »

Le partage et l’échange comme valeurs

L’échange est au cœur du lieu. « Nous n’avons pas juste voulu créer une salle d’escalade, mais un lieu de passage, de vie pour se retrouver et partager. » La partie restaurant permet de venir manger un midi, de prendre un verre après une séance, de goûter … La partie escalade est en libre accès (le seul équipement nécessaire est une paire de chaussons d’escalade). « L’escalade de bloc se fait de façon autonome, après il y a beaucoup de discussions au sol. Les gens se donnent spontanément des conseils, des astuces. C’est très facile d’échanger. » Sabrina Delage confirme : « Ce qui m’a plu dans cette discipline, c’est de pouvoir partager sur la pratique. C’est aussi pour ça que je suis devenue éducatrice d’escalade. »

M. W.

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