Echanges tendus entre les commerçants et la CCI

Publié le 14 mars 2019 | Actualité / en Poitou-Charentes

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débat CCI

Après la crise des gilets jaunes, les commerçants sont aux abois. Ils déplorent une chute importante de leur chiffre d’affaires, mais surtout, ils révèlent avoir du mal à sortir la tête de l’eau face à la rude concurrence du web.

Alors que le mouvement des gilets jaunes s’estompe au fil des semaines, les conséquences économiques, elles, continuent à se faire sentir. A la demande de la chambre de commerce et d’industrie de France, la CCI de la Vienne a organisé un débat sur le commerce pour faire le point sur la situation. Une trentaine de commerçants a fait le déplacement afin de partager leurs doléances. L’heure, n’était pas à la plainte, mais plutôt à la recherche de solutions.

Le commerce doit se réinventer pour résister

La liste des difficultés a été égrainée : concurrence du web, commerces de périphérie contre commerces de proximité, loyers exorbitants, charges toujours plus élevées … Mais, comme l’a rappelé Claude Lafond, en toute connaissance de cause : « Le commerce n’est plus ce qu’il était par rapport à 20  ans en arrière. Les boutiques ont quitté les centres et bourgs pour s’installer en périphérie et le consommateur a changé ses habitudes de consommation. » Lorsque les participants lui demandent quelles sont les préconisations de la chambre, le président botte en touche et répond qu’il faut s’adapter. « Aujourd’hui, une boulangerie en périphérie réalise un chiffre d’affaires d’un million d’euros, celle du centre-ville, 300 000  €. Le commerce suit le déplacement des véhicules. Le combo gagnant, c’est la croissance et le flux. Les Trente Glorieuses, c’était ce modèle ! »

« Je ne suis pas votre médecin »

Heureusement, le pays ne sort pas de guerre, mais comment créer de la croissance lorsqu’on s’essouffle, s’inquiète Olivier Rodary, gérant d’Oolong Bay à Poitiers : « Nous attendons de votre part des solutions et là je n’en ai pas ! » « Je ne suis pas médecin et je ne suis pas dans votre commerce !, rétorque Claude Lafond. Il faut arrêter de pleurer, le consommateur a changé, il faut s’adapter ! » « Mais c’est à vous de nous aider, renchérit Hamid Siziani gérant de Pro & Cie à Neuville. Vous êtes l’intermédiaire entre nous et les politiques. Faites entendre notre désarroi. Il faudrait taxer l’e-commerce, essayer de faire baisser les charges ou demander aux bailleurs de baisser leur loyer ! »

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