La nutrition au service du manager

Publié le 23 avril 2019 | Actualité / Coaching

Véronique Morin

Le chef d’entreprise, le manager, sont souvent soumis à un rythme de travail soutenu, de lourdes responsabilités, de multiples sollicitations … Ils peuvent ainsi ressentir de la fatigue, des désordres digestifs, être en surpoids … Accompagnés par la diététicienne Véronique Morin, la nutrition doit leur permettre de retrouver santé et performance.

Rythme de travail intense, importantes responsabilités, demandes multiples, pression … le chef d’entreprise, le manager doivent assurer tout au long de la journée, au point parfois de s’oublier. Ils peuvent ainsi être fatigués, surmenés, en surpoids, en carence, avoir des désordres digestifs … La nutrition, notamment comprendre le fonctionnement de leur alimentation, doit leur permettre de retrouver santé et performance. Diététicienne depuis 30 ans, Véronique Morin les accompagne à travers un rééquilibrage alimentaire, une réadaptation de leurs comportements.

Auparavant éducatrice dans la santé s’adressant aux enfants, salariés ou publics en difficultés, elle s’est installée en libéral il y a neuf ans et exerce désormais à Buxerolles. Au fil des années, elle a ajouté plusieurs cordes à son arc. « La diététique telle qu’on l’enseignait et qu’on l’enseigne toujours, ne suffit pas à répondre à tous les problèmes rencontrés », explique-t-elle. Elle a ainsi étudié la naturopathie pour avoir une approche plus globale de la personne et des problèmes de santé liés à l’alimentation. Pour mieux communiquer avec le patient, elle s’est tournée vers la PNL (programmation neuro-linguistique) et l’énnéagramme. Elle a suivi des formations en médecine fonctionnelle et micro-nutrition et pratique l’EFT et l’hypnose.

Prendre un temps pour soi

« L’objectif va être de construire un régime en fonction du rythme et des envies de la personne. Il faut arriver à apporter une réponse à chacun, pour chaque situation, sans culpabilité ou contrainte supplémentaire. C’est une réflexion sur l’ensemble d’un rythme. Mon rôle est d’amener la personne à réfléchir à son comportement, à prendre du recul sur sa situation, du temps pour soi. Il y a ce qui se trouve dans l’assiette, mais plus globalement il faut aussi tenir compte du temps passé à manger, de la position. Si un dirigeant ou un manager ne se préoccupe pas de sa santé, personne ne le fera pour lui et cela peut avoir des incidences sur sa performance et celle de l’entreprise. L’alimentation permet d’avoir un meilleur équilibre nerveux. »

Cela commence dès le matin, au moment du petit-déjeuner. « La dopamine le matin permet d’attaquer la journée du bon pied. Il faut donc privilégier les protéines. Cela peut être du jambon, des œufs, du fromage, mais aussi du pain complet, du porridge, du fromage blanc avec des graines ou des fruits secs. Il vaut mieux éviter les sucres rapides (viennoiseries, confitures …) car sur le moment l’organisme sera satisfait, mais plus enclin à une fringale en matinée. Il vaut mieux se lever dix minutes plus tôt, mais faire un vrai petit-déjeuner. »

Et cette logique continue sur le repas de midi. « C’est souvent soit un sandwich, soit un repas d’affaires avec plat-dessert. Le sandwich peut être remplacé par une salade composée et un yaourt ou un fruit. Côté restaurant, la personne peut très bien prendre une entrée à la place du dessert pour limiter l’apport de sucre. » C’est aussi s’accorder un vrai temps d’arrêt pour recharger les batteries, aller marcher ensuite 15 minutes pour couper.

Le soir est un moment de cristallisation. « Le dirigeant s’est parfois oublié toute la journée, — ce n’est pas que la personne n’a pas faim, mais elle ne prend souvent pas le temps de faire une pause —, il revient le soir, se laisse déborder par ses émotions, va avoir envie de manger rapidement et ouvre le placard, va à la facilité. L’alimentation est un moment de réconfort. Si dans la journée, nous n’avons pas ressenti le plaisir de manger, le soir notre organisme va vouloir compenser. Plusieurs personnes ont même encore une impression de faim après le repas et grignotent toute la soirée. » Faire une pause dans la journée est donc indispensable. « Moins de fatigue, c’est être de meilleure humeur, plus performant, plus dans l’écoute. En se préoccupant de sa santé, de son alimentation, le dirigeant montre aussi l’exemple au sein de l’entreprise. »

M. W.

Partenaire : Inovis asset management