Le Made in France fait recette

Publié le 15 novembre 2018 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

Le Salon du Made in France vient de fermer ses portes à Paris, après trois jours d’exposition, de rencontres et d’échanges. Pour la première fois, la Région Nouvelle-Aquitaine avait monté un stand collectif, mais plusieurs entreprises du Poitou et des Charentes étaient également présentes pour la 7e  édition de ce rendez-vous d’importance. Le MIF attire et ce n’est que le début d’une nouvelle forme de consommation.

Indiscrète

indiscrète

Basée à Chauvigny (86), Indiscrète était l’invitée de cette édition, soucieux de son avenir les membres du salon s’étaient engagés à leur offrir un espace pour venir exposer leur talent. Un beau cadeau que les deux dirigeantes Béatrice Mongella et Christelle Bois ont valorisé. Pendant ces trois jours, accompagnées de Sendrine Colly et de Michel Gouzon (le futur investisseur si le tribunal tranche en faveur de la continuation), les chefs d’entreprise ont dépensé toute leur énergie afin de présenter les différentes collections et pièces de lingerie, même Arnaud Montebourg a été accaparé pour découvrir leur savoir-faire. Ravies de l’accueil qui leur a été reservé, elles souhaitent déjà revenir l’année prochaine avec leurs nouvelles collections.

Plus : www.lingerie-indiscrete.com.

EspritVoiles

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A La Rochelle, Sylvie Jaouen crée depuis 10  ans et vend des sacs à main, des cabas et autres accessoires en toile marine. C’est la 5e année qu’elle participait au Salon du MIF. « Il y a un intérêt grandissant du public pour le fabriqué en France, l’engouement est de plus en plus important. Le public a envie de découvrir de nouvelles marques, des objets qui ne sont pas fabriqués en Chine. C’est aussi l’occasion de faire la promotion du territoire, de La Rochelle. Le premier intérêt est de parler du produit, de faire découvrir ma boutique si jamais les Parisiens viennent pour un weekend à La Rochelle. Le Made in France a de plus en plus d’adeptes et tous les domaines sont concernés. Il y a des cornichons comme des chaussures de marche. Les personnes viennent voir les créateurs qui se cachent derrière les produits. Avoir la personne en face, pouvoir lui parler s’il y a un souci, les gens sont de plus en plus sensibles à cet aspect lorsqu’ils achètent. J’ai eu beaucoup de questions sur comment je fabriquais, où, avec quoi  … C’est très agréable cet intérêt, ces échanges. J’ai aussi eu des contacts avec de potentiels revendeurs. C’est un beau salon, mais il doit faire attention aux petits créateurs et à ne pas devenir une 2e Foire de Paris. »

Plus : www.espritvoiles.fr.

Ofyl

ofyl

Denis Fritsch a inventé une pochette range-écouteurs anti-nœuds, ainsi qu’une pochette pour les chargeurs. « C’est la 4e année que je suis présent. Cette année, sans le soutien financier de la Région, je n’aurais pas pu exposer. Les prix des stands pour les petits exposants sont devenus trop importants. Pourtant, c’est un bon salon. C’est un salon grand public avec des visiteurs déjà conquis par nos produits et à une période proche de Noël. J’ai réalisé de nombreuses ventes et eu des contacts intéressants. Je touche ici une population urbaine, cible de mon produit. Le salon a de plus en plus de visiteurs chaque année, avec toujours une ambiance sympa. J’ai pris contact avec de possibles revendeurs, avec des entreprises qui aimeraient le personnaliser pour l’offrir, à des sociétés de communication par l’objet. Trois jours c’est le bon format. J’expose là par conviction. Mon souhait était de fabriquer en France, en Charente-Maritime, autour de La Rochelle et j’y arrive. C’est un argument de vente, ainsi que l’aspect social car la fabrication est réalisée par des personnes en insertion. »

Plus : ofyl.fr.

Kidikado

kidikado

Depuis 2010, à Fouras, Mariette Payeur imagine et fabrique des vêtements évolutifs pour enfants de la naissance à 6 ans. « Je vais à des salons orientés bio, mais je trouvais intéressant de montrer que la mode enfant peut aussi être Made in France. Souvent, il y a de la puériculture, mais assez rarement des vêtements pour enfants fabriqués en France. Cela m’a toujours importé de baser mon développement localement, d’avoir des tissus, des sous-traitants français. C’était l’occasion de rencontrer un public différent, mais aussi des professionnels, des revendeurs, des fournisseurs. C’est un rendez-vous très intéressant. »

Plus : www.kidikado.fr.

Les Bières de Montmorillon

biere montmorillon

Pour la première fois, les Bières de Montmorillon s’exposaient au Salon du Made in France. François Guillon est ravi de cette première participation. « D’habitude, nous nous rendons à des salons dédiés à la bière. Là, c’est un salon grand public, avec des visiteurs pas forcément amateurs de bières artisanales. L’enjeu est donc de leur faire découvrir cette nouvelle tendance. Le samedi et le dimanche, beaucoup sont passés pour déguster, pour acheter, nous présentions aussi nos dernières nouveautés. Le lundi, c’était au tour des professionnels de venir, des référenceurs, des revendeurs … J’ai eu de très bons contacts. C’est la première année, mais ce ne sera pas la dernière ! »

Plus : www.bieresdemontmorillon.fr.

B Bijoux

bbijoux

Voilà six ans maintenant qu’Anne et Alain se rendent au Salon du MIF. « Il fait partie de nos rendez-vous. C’est un salon qui a gagné en visiteurs, en notoriété et en visibilité. Nous allons sur des salons dédiés aux professionnels ou au nautique, mais c’est important de venir ici, pour dire nous sommes créateurs-fabricants de bijoux fantaisie. C’est un argument pour la vente. Début 2019, nos bijoux devraient même obtenir le label Origine France Garantie. Nous dessinons, nous fabriquons à Sérigny, la plupart de nos matières premières sont françaises. Les ventes ont été bonnes sur place. Des fidèles sont venus nous voir, mais aussi des professionnels. Depuis deux ans, cette partie du salon a pris de l’importance. Il y a de plus en plus de revendeurs qui passent et cherchent des créateurs locaux. C’est que derrière leurs clients demandent. Il y a de plus en plus une appétence pour acheter français. » B  Bijoux avait même son affiche en 4×3  dans les métros parisiens !

Plus : b-bijoux.com.

Eno

eno

Basée à Niort, Eno est une habituée du salon, c’est sa 5e  participation sous le label France Origine Garantie. « Nous avons un peu de recul et chaque année, il gagne en qualitatif, souligne Lorinne Colas d’Eno. Les 500  autres exposants ont également amélioré leur stand et j’ai été agréablement surprise de voir autant de jeunes entrepreneurs, mais aussi des jeunes visiteurs. Le Made in France les attire, c’est plus qu’une tendance et c’est de bon augure pour l’avenir. » Les planchas sont labellisées OFG et Eno est reconnue Entreprise du Patrimoine Vivant, la société est très attachée au made in France. « Ce salon est une locomotive pour nous comme pour la start-up que nous accompagnons. Il permet de créer des synergies et de véritables partenariats. »

Plus : plancha-eno.com.

L’Abeille de Ré

abeille de ré

Voilà plusieurs années qu’Aldo François, apiculteur et dirigeant de la miellerie de L’Abeille de Ré, basée à Loix, vient sur le Salon du Made in France. « Un salon aussi important, c’est le seul que nous faisons. Nous proposons un miel français, à l’opposé de tous ces miels étrangers et nous le revendiquons. C’est important de pouvoir faire découvrir nos produits, de partager sur le métier. Cette année, la fréquentation sur notre stand n’a pas été bonne. Nous n’avions pas un très bon emplacement et le 11 novembre a peut-être empêché certaines personnes de venir. »

Plus : www.abeilledere.com.

SaraBartko

sarabartkoPour sa première participation Sara Bartko a rejoint le pavillon Nouvelle-Aquitaine. Membre des Ateliers d’Art de France, elle conçoit et fabrique des bijoux uniques à partir de verre, soie, lin, cuir et des pierres fines, expose dans sa boutique à Mornac-sur-Seudre, mais vend également à l’étranger. « Je revendique cette fabrication artisanale, avec des matières premières françaises. Je m’inscris totalement dans cette démarche Made in France, il y a tellement de tricheurs à côté. Le salon était un lieu de visibilité pour mon activité, malheureusement il ne s’est pas très bien passé. Je n’avais pas un très bon emplacement et j’ai eu plusieurs soucis. Après, j’aimerais que la Région poursuive ce mouvement de mettre en avant l’artisanat local, fabriqué sur son territoire avec un signe distinctif, une démarche … Les touristes sont friands de cela. »

Plus : www.sarabartko.com.

 

Il y avait également la participation de Laurige, de La Chemise-Mesure, la Manufacture Degorce, Plim, les Savons d’Honorée, Toiles et Voiles, Atelier C-Carole Création Cuir et Galucebo.

Partenaire : Inovis asset management