Le Medef frappe fort, la CGPME approuve

Publié le 19 septembre 2014 | Actualité / en Poitou-Charentes / Une

françois asselin cgpme poitou-charentes

Petits et grands patrons mènent le même combat contre l’économie régressive du pays, mais chacun à sa façon.

En début de semaine, le Medef a lancé un pavé dans la mare en proposant des idées chocs pour créer un million d’emplois. Au programme : un SMIC allégé, la suppression de deux jours fériés, l’autorisation du travail le dimanche, la remise en cause des 35 heures, la levée des seuils sociaux… Si beaucoup de personnes se sont insurgées contre ces propositions, la CGPME, par la voix de son président régional, François Asselin, approuve. « Il ne faut pas avoir peur de créer le débat. Nous devons déposer sur la table les sujets qui fâchent ! La CGPME a également présenté ses solutions dans son « projet de contrats d’objectifs ». Avec le Medef, nous partons du même constat : l’Etat n’a pas tout essayé pour lutter contre le chômage et la chute de l’économie. »

Un marché bloqué
Pour le président régional de la CGPME, les idées du Medef n’ont rien de révolutionnaires, elles mettent le doigt là ou ça fait mal. Le Smic ? « C’est vrai qu’ils y sont allés un peu fort en voulant baisser le Smic, mais leur volonté est de soulever d’autres questions comme : Est-il normal qu’une personne qui travaille gagne autant qu’une personne qui reste chez elle ? Nous, dirigeants d’entreprises, nous voulons de la souplesse, nous manquons fondamentalement de flexibilité. Si c’est compliqué à l’entrée, ce le sera également à la sortie. » Concernant les 35 h, le président et chef d’entreprise considère que c’est un vrai sujet et qu’il est temps d’y remédier. « En passant de 40 à 35 h d’un seul coup, nous avons rendu le temps de présence précieux, nous avons radicalisé le temps de travail. Nous devons dépenser 11,4 % en plus pour assurer le même travail qu’avant, cela coûte de l’argent au pays. Une France heureuse est pays qui a des perspectives. Le gouvernement parle de mesures, mais cela ne suffit pas. Il faut lever les verrous qui viennent enfermer l’économie du pays et libérer le chef d’entreprise de ce carcan administratif qui nous sclérose. Il est temps de sortir de ce maquis juridique. » En deux ans, le code du travail a pris 112 pages, en Suisse il n’est que de 50 pages et le taux de chômage est de 3,4 %. François Asselin propose un code à 100 pages et après « on rentre dans les détails. » Conscient que dans la réalité les lignes ne bougent pas aussi facilement, il se demande si la France ne manque pas de courage. « N’ayons pas peur, nous ne risquons rien. »
Lydia De Abreu

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