Les vertus cachées du filament des moules

Publié le 22 novembre 2018 | Actualité / en Poitou-Charentes / Entreprises / Une

Payant

byssus

Le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes a lancé des études pour trouver d’autres débouchés aux moules. Le filament qu’elles sécrètent pour se fixer, le byssus, promet de nouvelles opportunités.

Sans le savoir depuis des décennies, les mytiliculteurs de Charente-Maritime jettent l’argent par dessus bord. Mais la mortalité qui a frappé les moules à partir de 2014 a conduit le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes (CRC) à étudier les déchets mytilicoles pour trouver une parade économique. Le filament qu’elles sécrètent pour se fixer, le byssus, a retenu toute son attention.

Dans son usage le plus basique, le byssus supplanterait le tourteau de soja importé pour nourrir les volailles. « Il contient des acides aminés de meilleure qualité et en plus grande quantité que le soja, rapporte Charlotte Rhone, chargée de mission au CRC. L’entreprise agroalimentaire Arrivé-Bellanné mène actuellement des tests et estime « intelligent de l’utiliser. Il est très riche en protéines, rapporte son directeur Antoine Bretaudeau. Sa composition peut être bien pour les poules pondeuses bio ».

Bienfaits pour les poules, la peau

Pour cet usage, le byssus se vendrait alors de 3 à 400 euros la tonne. D’après le CRC, le gisement départemental s’évalue à 700 tonnes et la première production pourrait survenir « dans un an, à la fin de la saison mytilicole 2019 », selon le président de Sister, Stéphane Fournier.

Mais les bienfaits du byssus sur le corps humain serait autrement plus lucratifs.

Lisez en toute tranquilité nos contenus

Abonnez-vous sans engagement en 3 clics.
Partenaire : Inovis asset management