Stéphane Blais, le boulanger obstiné

Publié le 6 décembre 2018 | Actualité / Portrait / Une

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Un proverbe espagnol dit « On ne trompe point le boulanger sur le pain » et encore moins quand il s’appelle Blais. D’apprenti boulanger à gérant de 19  boutiques Ma boulangerie-café, à 45 ans Stéphane Blais se prépare pour un nouveau projet dans l’air du temps et toujours gourmand.

Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école de commerce pour réussir, au-delà de l’aptitude, avoir la bonne attitude permet de s’en sortir. Stéphane Blais est l’un de ses hommes persévérant qui ne demande qu’à comprendre pour avancer. Avec lui, l’échec n’existe pas, il sert d’expérience.

De cancre à boulanger

Fils de gendarme, Stéphane Blais est né à Parthenay dans les Deux-Sèvres et a passé son enfance au Blanc. L’école n’étant pas sa tasse de thé, il préférait s’amuser. A la sortie de 3e, son père peu convaincu par ses talents, lui propose de trouver un métier. « Il m’a dit : “Je ne paierai pas d’études à un âne !” Par chance, j’avais un cousin qui tenait une boulangerie, alors je lui ai proposé de devenir son pâtissier et de nous appeler Blais Ets, ça claquait ! » Il se forme à la boulangerie- pâtisserie et à 19  ans, il devient ouvrier à Loches. L’année suivante, il est appelé pour faire son service militaire et rejoint la ville de Cholet.

Après quatre ans comme ouvrier, Stéphane Blais a souhaité passer à la vitesse supérieure et a repris une boulangerie-pâtisserie à Ruffec. « J’ai voulu aller trop vite, j’avais la maîtrise du métier, mais pas assez de connaissances dans le commerce, alors j’ai vendu. Ensuite, je me suis entouré de bonnes personnes et j’ai repris et créé deux boulangeries. Elles m’ont formé et permises de comprendre les évolutions. Je me suis aussi beaucoup déplacé, j’étais en veille, je voyais les choses bouger. »

Stéphane Blais voit les choses en plus grand et après trois ans « à courir derrière un agent immobilier pour qu’il me trouve une place à Poitiers », son souhait est exhaussé en 2009. Il investit 400 000  €, embauche 20 salariés et ouvre en avril la première boulangerie Banette à Buxerolles. « Je n’avais rien à perdre, j’avais compris, je savais que c’était la bonne structure. » Aujourd’hui, il compte 19  boutiques Ma Boulangerie-café, employant 200 personnes pour un chiffre d’affaires de 12  M€. Mais son envie de satisfaire le client et avancer avec lui, le pousse à toujours plus de créativité et dans quelques mois une nouvelle enseigne va faire son apparition.

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