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Centrale de Civaux : 10 millions d’euros par an pour miser sur l’humain

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Centrale de Civaux : 10 millions d’euros par an pour miser sur l’humain

Le premier employeur de la Vienne, la centrale nucléaire de Civaux, mène une politique très intense en matière de formation. Pour le maintien des compétences ou l’évolution des talents, les salariés réalisent en moyenne trois semaines de formation par an.

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Le premier employeur de la Vienne, la centrale nucléaire de Civaux, mène une politique très intense en matière de formation. Pour le maintien des compétences ou l’évolution des talents, les salariés réalisent en moyenne trois semaines de formation par an.

1200 salariés dont 900  EDF, la centrale nucléaire de Civaux est le plus important employeur de la Vienne. Chaque année, le groupe investit une enveloppe de 10 millions d’euros pour former tous ses salariés évoluant dans 70 métiers différents. Entre l’exploitation, jusqu’aux métiers de maintenance, d’ingénierie, de sécurité ou d’appui fonctionnel, en passant par la restauration ou le secteur médical, tous ont au minimum trois semaines de formation. En parallèle, la centrale de Civaux forme 54 alternants, dont 37 % sont des femmes et 61 % originaires de la Vienne. « Ils sont de niveau bac pro au master. Environ un tiers de nos apprentis sont embauchés par EDF à l’issue de la formation », présente Mickaël Gevrey, directeur de la centrale. Lui-même est un pur produit EDF : « Je suis rentré comme ingénieur généraliste, mais j’ai commencé par quatre ans de formation pour découvrir les métiers de l’exploitation, du poste de technicien à celui de manager. Puis, j’ai évolué, jusqu’à mon poste de directeur, j’ai eu des formations managériales. En moyenne, la centrale propose une évolution de carrière tous les 4 à 5 ans. »

Miser sur le facteur humain

Chez EDF, il est possible de faire toute une carrière, un technicien peut devenir manager s’il le souhaite.  « Nous sommes très sensibles au facteur humain. C’est pour cela que nous travaillons sur le simulateur, il permet d’avoir la connaissance et la compétence. En s’entraînant à des situations de crise, on met en œuvre le geste, on travaille sur les comportements. » Créé en 2003, le simulateur forme 130 personnes par an, il peut simuler jusqu’à 25  000  scénarios de panne. Les formations sont elles aussi en perpétuelle évolution, sur le contenu comme les technologies. « Nous souhaitons éviter le décalage, note Mickaël Gevrey, notamment dans nos méthodes. Les formations d’il y a 20 ans, ne sont plus les mêmes. On s’adapte pour trouver le compromis qui génère de la motivation. Nous avons un retour plutôt  positif des salariés. Il y a une vraie attente. » 

Lydia De Abreu

 

Alexis Lopez, chef de service du pôle formation

A la fin de mes études à l’Ensma, j’ai rejoint EDF à 23 ans comme ingénieur avec la vive intention de jouer un rôle dans la transmission. J’ai d’abord passé trois ans à la conduite, orientée exploitation, puis je suis devenu à mon tour formateur. J’ai évolué comme ingénieur sûreté, puis en tant que chef d’exploitation, pour devenir chef de service du pôle formation. Aujourd’hui, j’ai 40  ans et j’envisage l’avenir au sein d’EDF avec beaucoup d’optimisme.

Thibault Jourdain, en formation sur le simulateur

En 2013, j’ai passé un BTS en alternance à la centrale. J’ai commencé en 2015, comme technicien. J’ai suivi ma première formation d’agent de terrain. Au bout d’un an, j’ai eu mon habilitation. J’ai ensuite postulé pour l’examen d’entrée pour devenir opérateur et j’ai été retenu en novembre 2017. Depuis, je suis la formation sur simulateur et des cours théoriques. Elle est ultra complète et intéressante. Nous sommes en petit groupe, aucune question ne reste sans réponse. C’est une véritable récompense de notre investissement. En juillet 2019, je saurai si je suis opérationnel. Nous n’avons le droit qu’à deux tentatives d’examens.

 

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