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Jean-Marc Ogier : « Il faut assumer notre autonomie »

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Jean-Marc Ogier : « Il faut assumer notre autonomie »

Jean-Marc Ogier est le nouveau président de l’université de La Rochelle. Il remplace le désormais conseiller régional Gérard Blanchard et entend rapprocher l’université et l’entreprise.

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Jean-Marc Ogier est le nouveau président de l’université de La Rochelle. Il remplace le désormais conseiller régional Gérard Blanchard et entend rapprocher l’université et l’entreprise.

Le programme de Jean-Marc Ogier pour être élu à la présidence de l’université de La Rochelle faisait la part belle au rapprochement avec le monde de l’entreprise. Il aurait tout aussi bien pu distribuer son CV, la teneur du message aurait été la même.

A 48 ans, Jean-Marc Ogier croit depuis toujours au rapprochement de l’université et de l’entreprise. « J’ai obtenu mon doctorat en informatique (à Rouen) en 1994 dans le cadre d’un partenariat avec la société Matra Systèmes », aime t-il rappeler. Maître de conférence à Rennes 1, il a pris en charge la formation continue dans la foulée jusqu’en 1998. Nommé ensuite directeur de recherches en 2000, il devient professeur titulaire à La Rochelle et donne alors sa pleine mesure professionnelle.

Multiples fonctions

Travailleur acharné, jamais fatigué (il dort moins de 5 heures pas nuit), toujours dynamique et souriant, ce spécialiste d’analyse de documents et de dématérialisation multiplie les casquettes. Auteur de plus de 250 publications internationales, Jean-Marc Ogier devient directeur adjoint du Groupement de recherche Information, interactions intelligence (Gdr I3) du CNRS de 2005 à 2013 qui rassemble 800 chercheurs. Il est également « General chair » du Comité technique de reconnaissance graphique de l’Association internationale pour la reconnaissance de formes (IAPR, 10 000 chercheurs dans le monde) de 2010 à 2015. Il est aussi, actuellement, un de deux membres représentant de la France au Governing board de l’IAPR.

Ce n’est pas tout. Jean-Marc Ogier siège encore dans plusieurs comités éditoriaux de revues scientifiques internationales. A La Rochelle, il dirige toujours le Laboratoire informatique, image, interaction (L3i), qui regroupe plus de 120 professionnels et universitaires autours de l’analyse interactive et intelligente de contenus numériques. Malgré tout, il garde du temps pour sa femme et ses trois enfants.

« Pédagogie inversée »

Comment s’étonner dès lors que Jean-Marc Ogier répète que « ce n’est plus possible d’assurer que des cours magistraux. Les professionnels recherchent des jeunes avec des connaissances, mais aussi des compétences : s’adapter, travailler en équipe, être autonome, ingénieux, capable de convaincre. Il faut aller vers la pédagogie inversée : les contenus sont disponibles en amont du cours et les étudiants doivent résoudre un cas pratique qui est ensuite étudié avec le professeur. ça, ça colle avec la vraie vie. »

La « vraie vie », il a tellement les pieds dedans qu’il réfléchit aussi à rendre l’université autonome financièrement, grâce à la formation continue des adultes. Pour cela il entend « modulariser l’enseignement. Deux heures de cours par ci, par là, ce n’est pas possible pour une entreprise. Mieux vaut des périodes intensives d’une ou deux semaines. Cela permet de faire venir des salariés et de proposer de la formation payante. L’université est autonome depuis 2011, il faut l’assumer ! »

Olivier Guérin

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